Nouveauté en encres :
base silicone, de smog, flexo,
thermochromiques ou invisibles

 

Que seraient l’imprimé et la plupart de ses belles innovations sans sa meilleure amie : l’encre. Or, s’il y a bien un domaine ou l’innovation est reine, c’est bien avec ces demoiselles d’honneur du papier. Un vrai florilège de nouveautés apparaît en permanence sur le marché. Entre les encres et les vernis, il y en a pour tous les goûts. Voici un petit tour de table de quelques-unes des nouveautés de cette dernière année.

Enfin une encre qui aime le silicone !

encres à base silicone
encres à base silicone

Avez-vous déjà essayé d’imprimer quelque chose sur un article à base de silicone ? Avez-vous remarqué que ce n’est vraiment pas facile ? Le principal défi quand on veut imprimer sur du silicone est que, la plupart du temps, les encres courantes n’adhèrent pas ou mal. Les encres sérigraphiques et tampons traditionnelles à base de solvant se détachent facilement du produit et ne conviennent donc pas vraiment non plus. La seule chose qui adhérent au silicone est le silicone lui-même. Et c’est sur ce créneau-là que Boston Industrial Solutions a commencé à développer de manière innovante de nouvelles encres.

La société de Woburn au Massachusetts joue un rôle de premier plan dans le domaine des encres innovantes. Avec sa variété d’encres à base de silicone, ils sont devenus un véritable pionnier sur le marché. Ils ont développé plusieurs lignes d’encre en silicone pour l’impression sur du caoutchouc de silicone en utilisant diverses méthodes d’impression, telles que la tampographie, la sérigraphie et la pulvérisation.

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Et si encre noire rimait avec ciel bleu ?

À défaut de pouvoir dire que cette encre elle-même est écologique, on peut affirmer que l’utiliser encourage-là un acte écologique. Explication : c’est une encre fabriquée à partir des brouillards de pollution (smog) issus des rejets des générateurs d’électricité à base d’essence. Les émissions sont piégées dès leur sortie et filtrées. Les microparticules de suie sont récupérées dans un solvant alors que l’air purifié est rejeté dans l’atmosphère.

Cette innovation nous vient de l’Inde, à New Delhi. La startup indienne Chakr Innovations a trouvé cet ingénieux procédé après avoir fait le constat de la grande source de pollution que représentaient ces générateurs à gaz. Une fois la suie récupérée, elle est mélangée à d’autres additifs pour créer une encre noire d’excellente facture.

En gros, en achetant cette encre, vous encouragez la dépollution de l’air. D’ailleurs, Dell ne s’y est pas trompé est l’utilise pour l’impression sur ses boîtes d’envoi. La société informatique a testé les performances de cette encre par rapport à l’encre ordinaire et à des conditions de sécurité, puis a commencé à imprimer des emballages avec cette dernière en décembre 2017. Elle espère aussi utiliser ce produit pour ses guides d’utilisation et autres supports. Selon Piyush Bhargava, un cadre supérieur chez Dell Inde, cette encre pourrait encore être utilisée plus largement. « Ce n’est pas quelque chose qui n’a qu’une utilisation et une application limitées », déclare-t-il.

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Des encres toujours plus éclatantes pour la flexo

Lors du salon Labelexpo 2017 (à Bruxelles en Belgique), le fabricant Fujifilm a présenté une toute nouvelle génération d’encres flexographiques, baptisée Sericol Flexo JDR. Cette nouvelle gamme est composée d’encres UV à la brillance élevée. Elle vient compléter l’offre de la gamme d’encres Flexo JD par sa qualité supérieure. Elle est destinée à l’impression d’étiquettes polyvalentes de petite laize sur des supports papier et sur des supports synthétiques. Elle a été mise au point pour offrir une qualité et des performances renforcées aux imprimeurs flexo.

Parmi ces améliorations, la polymérisation est beaucoup plus rapide, 25 % plus élevée par rapport à la gamme traditionnelle flexo de Fujifilm, et permet donc une impression elle aussi plus rapide. L’adhérence au support et la qualité d’impression ont également été optimisées.

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Quand la chaleur vous révèle des messages cachés

Ce n’est pas à proprement parlé une nouveauté ni une révolution, mais les encres thermochromiques – dites aussi thermosensibles – sont de plus en plus prisées du grand public et leur usage se diversifie. Le principe de base reste cependant le même : la température modifie la pigmentation de l’encre qui peut ainsi changer de couleur voir disparaître à la vue.

Traditionnellement démocratisées par les canettes de boissons fraîches pour permettre de déterminer si cette dernière est assez froide pour être consommée, ces encres peuvent en faire beaucoup plus. Asics, la grande marque de chaussures de sport, en à fait un usage très original lors d’une campagne imprimée avec une double page de magasine détachable recouverte d’encre thermochromique. Le résultat : vous prenez vos empreintes de pieds avec et, en utilisant une charte de 3 typologies d’empreinte, vous pouviez déterminer quelle était la bonne paire de chaussures pour vous.

D’autres usages intéressants utilisent également la propriété qu’on ses encres de révéler une information. Pourquoi ne pas imaginer ainsi une carte d’affaires ou une affiche qui révélerait un message caché disponible sous la simple action de la chaleur de votre main ou de votre haleine. Des applications en hygiène et sécurité peuvent et sont déjà envisagées.

Si certaines encres sont réversibles à loisir, d’autres sont irréversibles : lorsque la température la modifie, elle reste ainsi de façon permanente. Cette particularité est essentielle quand on parle de chaîne du froid, par exemple, un grand classique pour ces encres, mais aussi pour composter un billet avec l’avantage d’en vérifier l’authenticité également.

Les encres réversibles peuvent aussi avoir un usage en matière d’authentification. Imaginez, vous recevez un document quelconque et vous voulez vous assurer que c’est bien l’original et non une copie. Facile, vous passez votre doigt dans le coin censé avoir reçu une impression invisible et l’encre se révèle : c’est bien le bon, car cette encre n’est pas photocopiable.

 

Sécurité et invisibilité

Ici on ne parle pas de température, par contre la sécurité est là encore un point important. Bienvenu aux encres fluorescentes. Invisible sous les lumières standards, elles se révèlent uniquement sous la lumière noire. Là encore, ce n’est pas à proprement parlé une nouveauté, mais son usage se répand de plus en plus pour tout ce qui touche à la confidentialité et la sécurité qu’elle augmente en compliquant la falsification, l’altération ou la contrefaçon sur différents supports comme les billets de banque, les timbres postaux, les timbres fiscaux, les passeports, les certificats, mais aussi les étiquettes et les emballages.

encre UV80CL Domino
Un exemple d’imprimé avec l’encre UV80CL de Domino.

Le dernier né de cette famille d’encre est la UV80CL de Domino, un fournisseur de solutions pour l’impression industrielle. C’est une encre invisible conçue pour l’imprimante jet d’encre Domino K600i qui apparaît verte sous une lumière noire (UV-A 365nm). L’imprimante K600i permet l’impression de codes 2D, de codes-barres, codes alphanumériques, de graphismes ou données personnalisées. Elle serait l’un des seuls systèmes capables d’imprimer des codes haute-qualité (NDLR 600 dpi) en encre invisible.

 

Finalement, si on ajoute les encres conductrices (voir article sur les imprimés interactifs) et autres encres spéciales, nous pouvons dire que l’univers des encres est un marché novateur en perpétuelle expansion qui a encore beaucoup à offrir et qui vient conforter la place de l’imprimer dans notre monde moderne et technologique.

 


Dimitri Lesage, chargé de projet délégué à la veille sectorielle

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