Les papiers connectés

  • Qu’est-ce que c’est ?
  • La vieille technologie des codes QR
  • L’impression et les technologies NFC
  • La réalité augmentée (RA)
  • Les papiers connectés, l’avenir de l’imprimé ?

 

Qu’est-ce que c’est ?


Un papier est dit « connecté » s’il peut interagir avec l’univers virtuel (Internet, application numérique, etc.) et qu’il permet de se connecter directement à un contenu, un service ou une offre en ligne par l’intermédiaire d’une plateforme numérique, notamment tablettes ou téléphones intelligents. Il se prête à tous les supports papier « classiques » : catalogue, courrier, affiche, prospectus, étiquettes de produit, encart publicitaire dans un magazine papier, etc.
Les imprimés connectés servent notamment à :
  • Donner une valeur ajoutée et/ou associer des supports multimédias
  • Avoir une information à jour et en temps réel
  • Interagir directement et communiquer avec le public cible
  • offrir une expérience narrative alternative originale en conservant le charme du support papier
Pour connecter un imprimé, plusieurs technologies existent : code QR, imprimés ou tag NFC, réalité augmentée pour ne citer que les 3 principaux.

 

La vieille technologie des codes QR


Le Code QR (Quick Response) s’apparente à son cousin le code-barre, mais en 2 dimensions et il permet d’encoder une plus large gamme d’informations ainsi que des actions. Ce petit damier noir et blanc encrypte des données et automatise une action prédéfinie : lien et accès vers une page web, envoi de courriels, appels, chargements d’informations spécifiques. Le scanne du code et le lancement de l’action encodée se fait par le biais d’une application, souvent gratuite, utilisant la caméra de l’appareil. Cette technologie permet donc d’ajouter de l’information de manière numérique sans trop charger le visuel imprimé.
Exemples :
  • À Montréal, le voyageur en bus a pu bouquiner sur son téléphone portable. Des extraits numériques de 41 titres furent offerts aux usagers des transports de la STM et ont été disponibles gratuitement en téléchargement pour les téléphones intelligents, les tablettes et les liseuses électroniques, via, entre autres, la technologie des codes QR. 
  • Au Japon, la startup Primo permet d’acheter les produits aperçus sur une affiche publicitaire, un catalogue ou d’autres supports, en scannant simplement son code QR. 

L’impression et les technologies NFC


Ce type d’imprimé intègre une puce NFC (Near Field Communication), c’est-à-dire une micro-antenne imprimée en matériaux conductibles à base d’argent. cela rend le support imprimé « actif » et permet de créer un lien entre le papier et votre appareil.
Cette méthode permet de connecter directement un imprimé et un téléphone intelligent compatible NFC en s’approchant simplement de la zone active du papier. Certaines marques d’appareils nécessitent une application dédiée pour activer les fonctions NFC (Apple au moment où nous écrivons ces lignes) alors que d’autres sont actifs par défaut et réagissent simplement à l’approche de la puce.
Pour info, la technologie NFC est de type RFID. Il s’agit donc de la même que pour les paiements type « Paypass » ou les cartes Opus actuelles, entre autres exemples.
Explications et exemple :

Adsp, régis publicitaire, lance le papier connecté en France YouTube :

La réalité augmentée (RA)


La réalité augmentée s’invite aussi dans l’imprimé. C’est une technologie en plein essor, très visuelle, multimédia et prometteuse. Elle augmente l’apport informationnel du support imprimé par l’ajout de contenu multimédia (image imprimée avec animation 3D, formulaire  interactif, boutons d’action, etc.).
Cette technologie implique de passer par une application dédiée. Concrètement, on voit un contenu additionnel au travers de son téléphone intelligent ou de sa tablette. Dans le cas des supports imprimés, on scanne le support avec son application et, au travers de son appareil, on voit du contenu interactif apparaître par-dessus celui imprimé.
Note : accéder à l’information en réalité augmentée peut aussi se faire via la technologie NFC (voir plus haut).
La réalité, augmentée via les supports imprimés, fonctionne avec des imprimés ordinaires (contrairement aux imprimés/supports NFC) et les applications l’utilisant sont majoritairement gratuites pour l’utilisateur final. Seul le propriétaire du contenu augmenté devra payer un frais d’abonnement pour l’information stockée sur les serveurs des compagnies spécialisées.
Exemple d’usages de AR avec un magazine connecté :
  • Le catalogue IKEA 
  • Le catalogue de Lego
  • Explications et Exemple d’usage :

Layar Creator – Welcome to Interactive Print, YouTube :

Les papiers connectés, l’avenir de l’imprimé ?


Une chose est sûre, nous achetons encore de l’imprimé : livres, journaux, magazines, mais aussi, calepins, règles colorées, etc. En outre, nous recevons quotidiennement, au travail comme à notre domicile, prospectus, sacs publicitaires et divers courriers. Enfin, une chose est sûre, nous imprimons encore de nombreux documents. L’imprimé a donc toujours de beaux jours devant lui. De plus, et de façon très paradoxale, son avenir pourrait bien être numérique, grâce aux papiers connectés. Effectivement, on utilise de plus en plus les technologies et supports numériques, ce qui pourrait remettre en question l’imprimé à première vue. Pourtant, cela ne le remplace toujours pas. Certes, Internet révolutionne notre manière d’aborder l’écrit. Cependant, la réalité est que le Web a, en fait, modifié nos modes de communication vers un système d’avantage multimédia. Tout cela laisse une place à l’imprimé. Il suffit d’ailleurs de constater comment les médias d’information ont évolué eux-mêmes : la radio fait de la télévision sur la toile, les chaînes de télévision font de l’information écrite sur le web, les journaux/magazines font des podcasts, de la vidéo et ont des applications mobiles. Les livres eux-mêmes deviennent interactifs sur nos tablettes. Et c’est, justement là, la chance de l’imprimé !
Le papier connecté offre une réconciliation entre le papier et le numérique. C’est un nouvel essor pour tous les supports imprimés.

 

 


Dimitri Lesage, chargé de projet délégué à la veille sectorielle

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